Du minimalisme au zéro déchet

La philosophie minimaliste m’a amenée à me poser plein de questions sur la façon dont je concevais ma vie et m’a poussée rapidement vers une prise de conscience plus globale. Notre façon de consommer, nos habitudes d’achat, tous ces gestes ordinaires ont un impact puissant sur nous-même, sur notre communauté et sur notre planète. Dès lors qu’on s’y attarde, 1. on tombe de sa chaise tellement certaines situations sont absurdes, 2. on cherche naturellement à redresser la barre pour agir de façon plus sensée.

Mon point de départ

Lorsque je me suis lancée dans cette grande transition minimaliste, à l’assaut de chaque pièce de mon appartement, une pièce a retenu mon attention en particulier : la salle de bains.

Dans ma démarche de supprimer le superflu de mes placards, je passais donc en revue mes trousses et petits paniers en tout genre. Je n’ai jamais été du genre à me maquiller à outrance, mais j’ai été abasourdie de trouver autant de produits, boîtiers, échantillons, certains jamais utilisés, beaucoup périmés… Le tout a donc joyeusement atterri à la poubelle, sans remords ni larmes d’adieu ! Point positif : c’est une des pièces qui a été la plus facile à désencombrer ^^

Par contre, après coup, en constatant la taille de mon sac poubelle, je n’ai pas pu m’empêcher de me sentir coupable. Quel gâchis ! Tous ces déchets, chimiques, plastiques, que cela constituait, ne me plaisaient pas du tout…

Autre point noir au tableau : la composition des produits que je conservais parmi mes essentiels. Ils avaient beau être la base de ma routine beauté, non seulement ils se trouvaient dans des emballages plastiques, pas top, mais ils contenaient une liste longue comme le bras de composants aux noms en « ium », pas très rassurants.

D’un côté, je simplifiais, désencombrais, revenais à l’essentiel. Et d’un autre, je gonflais à bloc mes poubelles, et j’utilisais des produits à la composition complexe, obscure et qui semblait loin d’être saine.

Un pas après l’autre

Alors petit à petit, j’ai commencé à introduire des produits « zéro déchet » dans ma salle de bains pour réduire la taille de mes poubelles : pains de savon pour remplacer mon gel douche et mon savon liquide sur l’évier, shampoing solide, ou « faits maison » pour avoir une meilleure maîtrise de la composition des produits que j’utilisais : déodorant, spray au vinaigre blanc, etc.

À partir de là, ma curiosité était piquée, ma prise de conscience bien entamée, et ce qui devait arriver arriva : je me suis mise à explorer les possibilités d’étendre ces nouvelles habitudes et expériences à d’autres aires de la maison. La cuisine et le garde-manger, les soins de bébé, les produits d’entretien ménagers : un vaste terrain de jeu s’ouvrait à moi !

Mes courses « zéro déchet »

Première étape de ma transition « zéro déchet » : embarquer mon homme dans l’aventure. Parce que j’ai la chance de partager équitablement les responsabilités de la maison avec lui, il fallait donc qu’il soit motivé par ce changement d’habitudes que cela représentait. Chance : il était partant !

À partir de là, on a commencé à chercher les enseignes « vrac et bocaux-friendly » autour de chez nous et c’était parti.

Petit temps d’adaptation, le temps de comprendre comment marchait le système. Quelques malaises et erreurs de débutants, of course. Comme je vous aime bien, je vous la fais courte 😉 On a fini par trouver un rythme confortable avec : des sacs en tissus (une dizaine, une quinzaine, selon le nombre de produits que vous souhaitez acheter à chaque course), quelques bocaux pour les produits frais types viande, poisson, fromage (quand c’est possible ; tous les magasins n’acceptent pas), des boîtes d’œufs vides et des filets ou sacs réutilisables pour les fruits et légumes.

Au début, on a continué à se fournir pour environ 80 % de nos courses au supermarché, et au magasin de vrac, pour tout ce qui était épicerie sèche (pâtes, riz, farine, sucre ou produits pour les recettes maison de produits d’entretien). Mais la balance s’est inversée progressivement, nous permettant de réduire considérablement nos déchets, emballages, etc.

Prendre le temps

Ce que je retiens de mon expérience, c’est qu’au début, j’ai ressenti un fort sentiment d’euphorie, la sensation de reprendre le pouvoir et de faire les choses bien, à la fois pour moi, pour ma santé et celle de ma famille, mais aussi pour l’environnement.

En revanche, mon conseil, c’est d’être patient et bienveillant avec vous-même. Vous n’intégrerez pas TOUTES les astuces et recettes zéro déchet du jour au lendemain, c’est juste impossible. Et vous risqueriez de vous décourager, ce qui est tout sauf l’effet recherché.

On parle de changer 10 ans, 20 ans, 40 ans d’habitudes, ancrées au plus profond de vous. Parce qu’avant même d’avoir été des consommateurs, vous avez été des enfants de consommateurs. Jusqu’à présent, vous ne vous posiez pas de questions, vous étiez sur des rails, pilote automatique enclenché. Donc c’est difficile de remettre en cause le système et de changer ses actions.

Mais une étape après l’autre, c’est possible. Je l’ai fait, et j’ai trois enfants en bas âge ! Donc peu importe votre rythme de vie, vous pouvez l’intégrer progressivement et changer vos habitudes.

Pour le meilleur, pour vous et pour la planète.

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Et vous, qu’est-ce qui vous a amené au « zéro déchet » ?

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